4eme Open d'Orleans - Edition 2008
Orléans - du 08/09/2008 au 14/09/2008
Nicolas Mahut a remporté le 4e Open d'Orléans, son plus grand titre.
Mahut porté par la vague
Après deux finales perdues en 2005 et 2007, Nicolas Mahut est enfin parvenu à décrocher le titre au challenger d'Orléans. Soutenu par une foule nombreuse, l'Angevin se relance magnifiquement avant la fin de saison.
"JAMAIS VU". Nicolas Mahut commence à avoir une certaine expérience. Entré cette année parmi les 50 meilleurs joueurs de la planète (40e en février dernier), l'Angevin a disputé la finale au Queen's à Londres et à Newport l'année passée. Il a également parcouru le monde dans tous les sens depuis huit ans et son passage chez les "pros". Ainsi, on peut lui faire confiance lorsqu'il affirme : "Ce tournoi s'est vraiment développé. C'est devenu un grand événement et l'un des meilleurs challengers auxquels j'ai participé. L'organisation est parfaite et le public se déplace en nombre. En finale, j'ai assisté à une ola avec 3 000 spectateurs. Je n'ai jamais vu ça dans un autre challenger".
UN AUTRE ROCHUS. Unique, le 4e open d'Orléans a donc été une réussite totale à l'image de son dernier match, une finale entre Nicolas Mahut et le Belge Christophe Rochus, le frère du tenant du titre Olivier. L'aîné des Rochus, 106e joueur mondial, a un talent identique à celui de son cadet. "Ils ont le même coup d'oeil sur le court, assure Nicolas Mahut qui avait perdu en finale l'année précédente face à Olivier. J'ai eu beaucoup de réussite sur le match. Dans le premier set, il a été constamment devant moi".
LE SOUTIEN DU PUBLIC. Au terme d'1h20, Rochus empoche seulement la première manche 7/5. "Je pense qu'il a ensuite accusé le coup alors que moi, le public m'a soutenu au bon moment". Mahut, dans son style offensif impeccable, revient à égalité un set partout avant de remporter l'ultime manche au jeu décisif (5/7, 6/1, 7/6) après 3 heures de jeu.
RELANCÉ. "C'est un titre qui va me relancer. Lors de la tournée américaine j'ai fait de bons matchs, notamment à Toronto, mais il me manquait quelque chose", souligne-t-il. Vainqueur lors du Masters Series canadien du Serbe Janko Tipsarevic au 1er tour, il avait tenu la dragée haute à Andy Roddick au 2e tour, ne s'inclinant qu'en trois manches. Eliminé dès son entrée dans la compétition à Newport, Indianapolis, New Haven et l'US Open, l'actuel 73e joueur mondial s'était à chaque fois incliné avec les honneurs.
ÉLECTRIQUE. Ce combattant farouche a donc été "adopté" comme il le dit lui même par le public orléanais. Et pourtant, ils étaient nombreux à prétendre aux faveurs de l'assistance du palais des sports. A commencer par le Chypriote Marcos Baghdatis. Pour sa deuxième participation après 2005 (quart de finaliste), l'ancien 8e joueur mondial et actuellement 42e, a électrisé le public. Demi-finaliste, il a été contraint à l'abandon face à Christophe Rochus. Blessé au poignet droit, il n'avait pas tenu une raquette depuis Wimbledon et a préféré ne pas prendre de risque concernant la suite de sa saison.
TROIS EN QUARTS. Hormis le finaliste 2006 de l'Open d'Australie et quelques très bons joueurs comme Michael Berrer, demi-finaliste, ou Younes El-Aynaoui, la plateau du tournoi comptait aussi un grand nombre de Français. Si Michael Llodra cédait au deuxième tour face au Néerlandais Matwe Middelkoop au terme d'une rencontre ultra serrée, Josselin Ouanna et Alexandre Sidorenko parvenaient à accompagner Mahut jusqu'en quarts de finale.
SUCCÈS POPULAIRE. Ils assuraient du même coup le succès populaire du tournoi. Porté par la mobilisation des bénévoles menés par Didier Gérard, le directeur du tournoi, le challenger le mieux doté de France est aussi devenu l'un des événements de tennis les plus réussis sur le sol national. Et ce n'est pas Nicolas Mahut qui dira le contraire.